Comme les phrases ne sont que des phrases Du violon, des standards de jazz J'ai du mal à plaquer des accords déjà joués Quand nos vendredis sonnent comme treize Les dimanches, je vois tomber des falaises Une chance à l'horizon, l'amour, l'âge de saison
Mais d'avril, d'avril à mai J'oublie qu'il y a toujours un mais D'avril, d'avril à mai J'fais comme si, je ferme les yeux, j'oublie
Mais Comme le glaçon d'un verre de Suze Je tangue et craque à l'idée que tout s'use A quoi bon réchauffer les frissons du passé Comme l'horreur, l'horreur, l'overdose ? Je sature des bleuettes à l'eau de rose J'lis mes Ulysse hélas Joyce ne me rend plus joice
Mais d'avril, d'avril à mai J'oublie qu'il y a toujours un mais Mais d'avril, d'avril à mai J'fais comme si, comme il me plaît Comme de nuit, je ferme les yeux j'oublie
Mais D'avril, d'avril, d'avril
Mais d'avril, d'avril à mai J'oublie qu'il y a toujours un mais Mais d'avril, d'avril à mai J'fais comme si, personne m'aimait
Et je file d'avril à mai Pour me découvrir d'autres sommets Alors si tu permets, je nous mets entre guillemets J'fais comme si, comme il me plaît Comme de nuit, si tu permets J'fais comme si et puis j'oublie, j'oublie
Mais je me mets, si tu permets Je me mets entre guillemets